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Étiquette : triathlon

La Tour Genève Triathlon by @Yoann_Tri

Je prends la main sur le blog de ma femme, pour vous compter l’histoire de mon triathlon.

Yoann

Nous y voilà je vais me lancer dans mon premier triathlon et ce sera sur format Olympique à Genève.

 

La Tour Genève Triathlon

Le tout dans le cadre magnifique du Lac Léman à Genève, oui je vous l’accorde on a connu pire comme cadre pour commencer.

crédit photos : La Tour Genève Triathlon

 

Arrivé à Genève la vieille de la course après un long périple en train, nous aurons le temps dans l’après-midi de retirer le dossard et la puce, de retrouver Elodie pour assister au format short de la course afin de découvrir l’ambiance et de me mettre un peu la pression pour le lendemain.

 

Un diner au bain des pâquis et il est temps de rentrer à l’hôtel pour préparer le vélo et tout l’équipement

 

Jour J

 

L’ouverture du parc à vélo est à 8h45 je suis dans les premiers à attendre pour le déposer et installer mes affaires pour les deux transitions, le tout me prendra 15 minutes il me reste maintenant 45 min à attendre avant le briefing de course.

Un peu de musique et de marche avant l’échauffement pour la natation, 9h30 … il est temps de remonter la trifonction et d’embrasser ma femme.

Je remonte vers les SAS et bizarrement à partir de cet instant je ne pense plus à rien, plus de stress, pas de pression malgré le monde autour de moi.

Le briefing se fait il est déjà 9h50 nous sommes autorisés à avancer vers le ponton, l’ambiance est détendue je discute avec un visage connu du passage des bouées et du temps de nage envisagé (je mettrais un nom sur ce visage en course à pied, il s’agit de Léa Coninx athlète très sympa et performante puisqu’elle finira troisième féminine)

credit photos : la tour geneve triathlon

Et Léa Coninx sur le podium

 

On annonce au micro un départ imminent, je replace mes lunettes et vient enfin ce bruit de corne de brume qui lâche 200 personnes pour 1500 m de nage.

crédit photos : la tour geneve triathlon

 

Me voilà normalement dans mon élément : la natation, sauf que là c’est la guerre je suis encerclé et dans les 20 premiers, alors je me contente de nager le plus vite possible, trop vite même, je suis à peine à 400 m que je suis déjà avec les bras chargés comme sur une séance de vitesse et nerveusement je suis déjà bien mis à mal par cet environnement.

 

Je me reconcentre et je ralentis nettement l’allure en laissant le groupe de tête partir, je me retrouve seul côte à côte avec un mec, on nage à la même vitesse et c’est à ce moment là où je me rend compte en regardant son efficience de nage par rapport à la mienne que sa combinaison lui apporte un gros gain de flottaison et de glisse, prochain achat à peine rentré à Orléans : une combinaison et je confirme ça change la donne !

 

Je profite de ce moment de répit pour admirer l’eau translucide les poissons, la première bouée n’est plus qu’à 50 mètres tout le monde accélère pour la passer tranquillement alors je suis, et je découvre le bordel monumental pour contourner une bouée, les coups de pieds, les bras qui passent devant vous, les cris.

 

Je suis vivant ! Je nage en cherchant mes sensations tout en visant la deuxième bouée que je passerai cette fois sans encombre, mon corps commence enfin à s’habituer à cette façon de nager, je commence à avoir de bons appuis dans l’eau que voilà déjà la dernière bouée celle qui amène vers le bain des Pâquis, je passe sous le pont je sais que la sortie de l’eau arrive plus que 200 m à faire et c’est le vélos.

 

Début de crampe au mollet gauche, OMG pas ça pas maintenant alors que j’arrive sur la rampe pour sortir de l’eau.

Je n’y pense pas et finalement elle disparaîtra pour le moment.

credit photos : la tour geneve triathlon

Me voilà sorti de l’eau, la tête tourne quelques secondes rien d’inquiétant juste le sang qui se déplace du haut du corps vers le bas avec les jambes qui commencent à fournir un effort.

Je file vers mon vélo, j’enfile mon casque, mes lunettes, le porte dossard et mes chaussures (n’ayant pas de chaussure de tri j’ai préféré courir 50 m avec plutôt que de jouer le cascadeur à vouloir les enfiler sur le vélo)

credit photos : La tour Genève Triathlon

Je sors de la zone de transition, je peux enfin monter sur le vélo pour les 40 km en 6 boucles (D+648m ) ça commence tranquillement par 500 mètres de plat avec petit vent de face (A cet instant je pense à mon pote @Sowvan avec qui en vélo le vent nous malmenait en Alsace)

Ensuite un bon long faux plat montant qu’il attaque bien les jambes à froid avant de déboucher sur un bout droit bien plat de quoi mettre un peu de watt.

 

Arrivé au bout de cette route bien large, virage à gauche pour entamer la première « Montée de l’impératrice » avec pour commencer deux dos d’âne histoire de casser la vitesse tout de suite, la route qui s’élève un peu rien d’inquiétant j’ai toujours la plaque de mise, on aborde un petit replat et là j’aperçois enfin le petit mur d’un kilomètre de 10 à 12 % à vue de nez, je veux la passer tranquille une fois pour voir de quoi il s’agit vraiment, je mets tout à gauche (36-28) et je tourne les jambes, comme ça quasiment jusqu’en haut je double un mec on sourit en se disant il va falloir la passer 5 fois de plus.

 

Arrivé au « sommet » je repasse la plaque et je suis rassuré je sais que ce genre de parcourt ne va pas trop me traumatiser, (mes terrains entrainement Alsaciens m’ont formé à la dure école)

Sans sui une belle descente en courbe régulière pas très technique ou au choix on peut récupérer ou pédaler en emmenant du gros braquet pour gagner du temps, une fois en bas un nouveau faux plat et une pente légère qui emmène jusqu’au demi-tour qui symbolise la fin de la boucle.

credit photos : La tour Genève triathlon

Ne reste plus que 5 tours durant lesquels je vais vraiment kiffer les relances et les changements de rythme.

Le drafting (utiliser l’aspiration des autres vélos) est interdit donc chacun sa merde et en vélo j’aime bien cette guerre.

credit photos : la tour Genève triathlon

 

Maintenant avec du recul sur ma course j’ai fait un vélo sans me mettre mal ou dans le rouge même dans les bosses, par contre là où j’ai payé l’addition c’est dans les descentes avec la vitesse et la trifonction humide collé à la peau j’ai pris froid sur l’estomac et sur la dernière boucle j’ai bien senti que ça me poserait des problèmes.

 

Derniers demi-tours, descente du vélo avant de rentrer dans la zone de transition je laisse les chaussures sur les cales pieds et je cours jusqu’à mon emplacement, je place le dossard sur l’avant enfile les chaussures avec les élastiques et c’est parti pour les 10 kms en 3 boucles de course à pied sur les bords du lac.

 

Et la très vite, à peine 200 mètres  je choppe une barre dans le ventre qui m’empêche complètement de dérouler alors que musculairement ça roule et que le cardio ne demande qu’a envoyer, mais non ça veut pas je vais devoir courir à la tronche, arrivé au premier ravito je tente l’eau mais pas moyen l’estomac n’en veut pas, je suis contraint de m’arrêter pour faire passer la douleur j’en profite pour ouvrir l’arrière de la trifonction car le soleil cogne vraiment fort.

 

J’aperçois à ce moment-là Ely et Kanuza je décide de me relancer en footing pour, à ma manière les remercier de m’encourager mais peine perdu quelques mètres plus loin je m’arrête à nouveau je pense même à l’abandon en me faisant doubler de toute part un triathlète me voyant dans le mal s’arrête à ma hauteur en me demandant si un gel pourrait m’aider je le remercie et lui répond que non.

 

Mon orgueil fera le reste, je ne supportais plus de me faire doubler en continu, à partir de ce moment je me suis interdit de marcher j’ai donc serré les dents pour finir les 8 kms le plus rapidement possible, sur la dernière boucle j’ai enfin pu relancer le moteur et à mon tour ! J’ai tenté d’aider un mec plus mal que moi en ralentissant et en essayant de le pousser avec une main dans le dos, parce que c’est ça le sport, on m’a aidé quand j’étais mal, à mon tour de rendre la pareille.

Il me reste 2 km et la tête a pris le dessus c’est le bon moment pour envoyer le plus possible pour en finir rapidement.

Je vois ma femme hurler sur le coté (vos oreilles s’en souviennent pour ceux qui ont participer à son live) ensuite Fiona et la ligne d’arrivée.

 

Une demi banane, de l’eau et un baiser : je suis triathlète.

 

Je termine finalement mon premier triathlon avec une petite déception sur mon rythme en CAP mais avec l’idée de me rattraper sur mon prochain défi.

Je remercie la ville de Genève et tous les organisateurs et bénévoles du triathlon.

Un événement bien ficelé sur lequel je le sais, je prendrai ma revanche.

 

Sportivement, Yoann

Le fractionné en 30/30

Ce type d’entrainement vous permet de travailler plusieurs points qui sont essentiels à la progression en course à pied.

– Le développement de votre VMA (Vitesse maximale aérobie) qui équivaut à votre vitesse maximale ou vous consommez 100% d’oxygène. Cette vitesse ne peut pas être soutenue très longtemps mais peut s’accroitre selon votre niveau et pratique en course à pied.
– De travailler votre foulée, car son rendement et son dynamisme permettent de réduirent les dépenses énergétiques.
– De développer vos capacités musculaires en créant de nouvelle fibre.
– L’assimilation d’allure spécifique pour une course

Maintenant que nous avons parlé du pourquoi, place au comment ?

Le test VMA: il est a réaliser après un échauffement de 25 min en endurance fondamentale suivit de 5 lignes droites.

Ce test doit ce faire sur piste et au mieux avec une montre gps car il faudra relever votre distance parcourue, vous allez partir pour 6 min durant lesquelles vous devrez accélérer progressivement pour terminer la dernière minute à fond.

Exemple: J’ai couru 1800 m durant les 6 min
Ma VMA est de 1800/100= 18 km/h
Séances de 30/30:

Je vais parler de séance prête à l’emploi qui servent de base et qui peuvent être modulé selon votre niveau et objectif visé, mais ne surestimé pas votre niveau ou au contraire ne sous estimé pas vos capacités.

Avant toute chose ses séances sont exigeantes physiquement, il est donc impératif de bien s’échauffer (20 minutes de footing suivit de lignes droites).

Après la séance terminer par 10 min de footing

Une piste d’athlétisme de 400 m et/ou une montre GPS seront idéales pour cet entrainement.

Ce sont des fractionnements ou l’ont altère entre 100% de la VMA et récupération active (footing au petit trot ou au pire des cas en marchant).

Exemple : Pour une VMA de 18km/h, ce qui donne 18×30/3,6=150 m est la distance à parcourir durant les 30s.
Pour débuter et avoir une bonne base de progression voici une séance décortiquée

– 2 x 7 x 30/30 avec R 2 min de repos, ce qui signifie 2 séries de 7 répétitions de 30/30 avec 2min de récupération entre les deux séries

– Au fur et à mesure des semaines et de votre progression n’hésité pas à rajouter des répétitions.

En conclusion ses séances permettent de progresser tout en apprenant à connaître vos capacités.

Go Run Zhomme

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