L’envers du BodyPositive

 

Le bodypositive c’est quoi ?

Pour certains c’est un mouvement créé par les gros pour rester gros, ok là j’ai fait un grand raccourci mais ça résume, je crois, parfaitement tous les commentaires haineux que je lis sous les articles Facebook ou certains post prônant ce mouvement.

 

En réalité :

« Le mouvement n’est pas tout neuf, puisqu’il remonte à 1996, mais Instagram lui a donné un souffle particulier, l’a relayé et a permis à chacun•e de se l’approprier.

À son origine, deux femmes, Connie Sobczak et Elizabeth Scott. Elles expliquent sur le site de leur organisation que c’est la première qui a fait du Body Positive le combat de sa vie après son trouble alimentaire quand elle était ado, et la mort de sa soeur.

« Elle a fondé le Body Positive en l’honneur de sa soeur, et pour s’assurer que sa fille Carmen et les autres enfants grandiraient dans un nouveau monde — un où les gens s’efforceraient de changer le monde, pas leur corps. »

” Source MADMOIZELLE.COM sur l’article elles ajoutent : « 

Le Body Positive ne rejette rien… à part les injonctions »

C’est donc un mouvement créé par des femmes pour dénoncer les diktats de la mode et du corps, et montrer qu’il n’y pas une seule beauté, un seul type de “beau”.
C’est quoi les critères pour être une Bopo?

 

Finalement y a-t-il une norme pour se sentir hors norme ?

Y a-t-il une règle pour vouloir aimer son corps ?

Y a-t-il un poids minimum ou une taille minimum comme dans les concours de beauté ?

Venant d’un mouvement qui prône l’acceptation du corps dans sa différence je tendrais à dire que peu importe notre Body tant qu’on veut le Positiver. NON?

 

Et bien non, désolé les gars même dans les mouvements les plus ouvert d’esprit, il y a des codes, des critères à respecter.
J’ai lu sur un blog qu’avant le 44/46 c’est irrespectueux de se vanter bodypositive, j’ai lu sur instagram que c’était même désobligeant, qu’une fois de plus les minces voulaient s’approprier un mouvement pour en faire une mode.
Ça me rappelle mes débuts, mes débuts dans l’acceptation de mon corps sur instagram.

Je recevais parfois des messages pour me dire que untel m’a copié dans ces post, que unetelle voulez faire comme moi avec l’acceptation de soi.

 

 

Et alors ? J’aime la mode si elle est bénéfique pour tous, j’aime la mode si elle ne m’oblige pas à porter ma culotte haute sur les hanches à m’en cisailler la couenne, j’aime la mode si elle me fait du bien, et si elle fait du bien aux autres.

 Y a t’il une règle qui dit quelque part que le bonheur se divise ? Que plus on est nombreux à le vivre, moins on en a?

Moi je pense que le bonheur ça se partage, et que même rendre heureux les autres serait bénéfique pour soi-même.

Enfin bref tout ça pour dire, que je suis ravie de voir de nouveaux comptes bopo explosent, tant que cela est fait avec sincérité (ce que l’on peut douter sur les réseaux je vous l’accorde)

Pour moi le bodypositive c’est une norme sans norme, c’est un mouvement sans limite, que vous soyez une femme, un homme, un transgenre, que vous soyez blanc ou noir, roux, chauve, en bonne santé ou malade, que vous ayez vos deux seins ou juste un, que vous soyez valide ou en fauteuil, que vous soyez tatoué, barbue, poilus, grand, mince, gros, maigre, petit, vieux ou jeune.

J’ai a priori la bêtise de croire que c’est un mouvement positif et que comme son nom l’indique il implique tous les corps et pas juste une catégorie.

J’ai la naïveté de croire que parfois on peut juste être bon, et accepter toutes les différences.

J’ai la bêtise de croire que l’on ne fait pas aux autres ce que l’on n’aimerait pas qu’on nous fasse

Mais j’ai la profonde tristesse de constater que peu importe les intentions, peu importe qui vous êtes, il y a toujours quelqu’un pour vous juger trop ou pas assez.

 

Ensemble BERTILLE ISABEAU

Quel regrettable constat, que de lire et relire, qu’avec mon 42 je ne suis pas assez grosse pour prôner le bodypositive, mais qu’avec ce même 42 je suis bien trop grosse pour être une fitgirl, qu’avec mon 42 je suis dans la taille batarde, celle qu’on trouve encore chez Promod mais pas chez Claudie Pierlot, la taille qui fait de toi ni une grosse ni une mince, la taille batarde qui te laisse le cul entre 2 chaises, celle qui te fais te sentir hors norme quand tu demande le 42 chez certaines enseignes, mais qui te fait te sentir bien trop normal aux yeux des Plus Size.

 

Je ne suis définitivement pas assez bien pour personne ? Finalement au jeu de « trouve ton camps » je dois créer le mien ? Je dois jouer seule, je dois m’en vouloir d’être trop mince pour revendiquer l’amour de soi ?

Au fond je suis encore plus révoltée d’être jugé par des gens qui se sentent eux même jugé, et qui défendent un mouvement qui prône l’amour de soi, la lutte contre les cases, la lutte contre les diktates, la lutte contre le rejet des différences.

 

Que la petite nana en 36 qui n’a jamais connu les regards de coin, les rires dans le dos, les comparaisons hasardeuses me juge, et se moque de moi car je ne trouve pas ma taille, passe encore (bien que j’irai bien lui faire la tête au carré, mais je vais mettre ça sur l’ignorance et un manque profond d’empathie associé à un gros gros niveau de connerie)

 

Mais que des filles qui se battent pour être acceptées telle quelles sont, des filles qui connaissent le jugement, la moquerie et la sectorisation des corps viennent dire que je ne suis qu’une mince qui essayent de s’approprier un mouvement de grosse pour tirer la couverture a elle, là, autant vous dire que je suis sur le cul.

 

Vous avez raison je n’ai jamais été assez grosse pour ne pas trouver a m’habiller, je n’ai jamais été assez grosse pour ne pas rentrer dans des chaises avec accoudoirs, ou pour pester sur siège de cinéma trop étroit.

En revanche, j’ai assez d’empathie, et de compassion pour comprendre, pour comprendre que si je lutte pour apprendre a m’aimer dans ce monde, vous luttez vous pour bien plus qu’un reflet dans le miroir. J’ai pleinement conscience que mes problématiques sont loin des vôtres.

 

Alors vous qui pensez qu’il y a une taille minimum pour faire partie de la bande, au lieu de voir le mal dans l’expansion de ce mouvement, pensez plutôt a l’ampleur que cela prend aujourd’hui dans la tête des gens, pensez plutôt qu’il permet a des milliers de femmes (et peut être même des hommes) de se sentir mieux, de ne plus se sentir jugé pour la taille de leur jeans que ce soit un 34 ou 54 en pensant par le 42.

Ne voyez pas dans la diversité des corps, la désacralisation du votre.

Je continuerai a proner le bopo, a vanter mon WOnderBody, a partager mes astuces pour se sentir mieux, a dédramatiser mes bourrelets, a rendre banal la céllulite, a assumer mes seins tombant, a rire dans mon 42, et a donner envie a toutes les personnes, hommes ou femmes qui me lisent a faire pareil, parce que je crois intimement que peu importe la forme, dans tous les cas, c’est le fond qui compte.

 

Sans rancœur, Ely

44 thoughts on “Le bodypositive c’est quoi?

  1. Je t’adore littéralement je te fais plein de bisous tu n’es pas seule moi aussi je fais un 42 pour mon mètre 65 passes de bonnes fêtes ma bichette
    Isa la pt belche

  2. C’est encore une fois des mots que j’apprécie de lire, j’ai entendu parler de ce post de Lucianna, j’y ai donc été voir les commentaires car c’est vrai que je n’y avais pas prêté attention! Et c’est vraiment regrettable d’avoir lu de tels propos, je ne vois et n’avais jamais vu ce mouvement comme ça et j’ai eu du mal à comprendre comment certaines d’entres nous pouvez le considérer ainsi. Sans des personnes comme toi, Lucianna ou encore Valériane je n’aurais probablement pas connu ce mouvement, je n’en serais pas où j’en suis personnellement aujourd’hui dans ma vie, dans mon rapport avec mon corps, avec les autres, avec la nourriture ou même avec ma vision générale de là vie ! La vie est tellement plus belle quand on s’accorde la chance de se regarder, de se nourrir , de s’apprécier avec autant de bienveillance, qu’on a envie de le partager avec la terre entière ces meriveilleuses idées que renvoie le bodypositif! Alors je suis triste que ces femmes qui comme de nombreuses d’entre nous connaissent où on connus les regards malveillants, les insultes, les remarques sur le poids et j’en passe, fasse aujourd’hui la même chose que toutes les personnes qui ont été méchantes et néfastes dans leurs vies… on ne refera jamais le monde, il y aura toujours des avis qui divergent et tant mieux, mais la façon dont cela a été fait dans certains commentaires est vraiment dommage… Je suis toujours entrain de dire que je crois en l’humanité et en la bienveillance de chacun, aujourd’hui on me montre le contraire mais ce n’est pas grave il y a toutes ces personnes comme toi qui m’en prouvent au quotidien que la bienveillance et l’humanité existent belle est bien

  3. Je me permets de réagir à ton article pour exprimer mon ressenti sur la question. En effet comme tu le dis le mouvement « body positive » s’adresse à tout le monde sans distinction d’âge, de sexe, d’orientation sexuelle, de « race » (au sens sociologique du terme), de poids, de capacité, de confession etc. et il est donc par conséquent regrettable de constater que des barrières s’érigent au sein de ce mouvement pour en évincer certaines personnes.
    Regrettable, mais compréhensible, le body positive c’est avant tout s’émanciper des normes de beauté, hors il y a en effet, c’est indéniable et tu le reconnais toi-même, certains corps qui en sont plus éloignés et d’autres plus proches. Aussi il est compréhensible que des femmes ayant une corpulence massive, une corpulence qui ne leur permet pas de trouver des vêtements facilement ou à petit prix, une corpulence qui les soumet à de multiples discriminations quotidiennes et systémique, que ces femmes (et également ces hommes si on souhaite être encore plus inclusi-ve-f) soient attristés de voir un mouvement prônant la liberté et diversité des corps être promu par des femmes : minces, blanches, cis, valides, jeunes etc. Je comprends le dilemme de la nana en 42 pas assez mince pour rentrer dans les canons de beauté, pas assez ronde pour que sa vie soit un enfer, mais faire du 42 c’est être privilégiée et c’est encore bénéficier de privilèges de mince.
    L’importance aujourd’hui dans ce mouvement ne devrait pas d’être de nous tirer dans les pattes mais de nous tirer mutuellement vers le haut. Comment le faire ? Une des solutions que j’ai pu voir chez certaines militantes notamment nord-américaines est de régulièrement plébisciter sur leur page les corps d’autres femmes, donner de la visibilité à d’autres corps, bénéficier de leur notoriété sur la toile pour mettre en lumière la diversité. Parce que nous ne collectionnons pas tous les privilèges ni toutes les tares, il est important, je crois, pour garder ce mouvement le plus inclusif possible de célébrer (et du coup de les normaliser), par des actes, tous les corps !
    A mon sens le plus grand défi du body positive est ici : ne pas devenir un mouvement de femmes, blanches, valides, jeunes, hétéros, cis, privilégiées, minces… Actuellement, notamment pour les figures françaises du body positivisme sur instagram on retrouve des corps pas si éloigné de la norme, des corps qui ne dérangent pas tant que ça, des corps qui sont finalement assez bien acceptés par la société et en cela ils ne viennent pas tacler aussi violemment les normes de beauté que d’autres. Cela ne veut pas dire, et loin de là, que quand on fait un 42 ou même un 36 on en chie pas, on peut en chier un max, mais on en chie bien moins que d’autres, parce que plus on est proche de la norme, moins on dérange, plus on nous pardonne nos petits « défauts ».
    La solution n’est certainement pas dans plus de barrières, dans de nouveaux affrontements pour savoir qui a le droit de porter l’étendard « body positive », à mon sens elle serait plutôt dans la visibilisation, l’empowerment et la promotion de tous les corps, vraiment tous.

    1. bravo et merci pour ce commentaire avertis, censé, constructif qui me donne a réfléchir. Merci davoir poser des mots sur ce que je ne comprenais pas, merci d’avoir proposé une solution qui plus est une solution censé. Alors merci de me faire réflchir sur la façon dont je pourrai faire évoluer le regards des autres.
      je vais y réfléchir, réfléchir a la facon dont je peux moi aussi faire évoluer les choses, pour tous.
      Ely

  4. Merci pour cet article vraiment merci. Je ne peux que m’identifier à ton texte moi jeune femme de 25 ans oscillant entre un 38 et un 42 au gré des marques et des régimes que je m’impose ou non pour entrer dans une case que m’imposerait la société et ses diktats.
    Il est difficile pour moi de m’assumer quand comme toi je suis entre les deux ni assez mince, ni assez grosse pour me sentir normale. Je t’admire beaucoup de t’accepter comme tu es, d’essayer et d’arriver au quotidien à ne pas te lancer de pierres et à prôner autant de positif. J »aime beaucoup ce que tu fais , je te suis au quotidien sur Instagram mais n’ose jamais commenter mais cette fois-ci le sujet me parlait beaucoup trop pour rester impassible.
    Merci a toi, merci a ta bonne humeur au quotidien, j’espère qu’un jour je pourrais être en phase réellement avec moi même en souriant pleinement et sans me poser de questions sur mon poids, ma morphologie et le fait que je ne rentre dans aucune case.

  5. Comme je te le dis souvent sur ig, MERCI infiniment. J’ai été la fille dont les hanches ne passent pas dans les fauteuils du ciné, la meuf qui ne peut pas sauter en parachute a cause de ses 130kg et de son 54…et aujourd’hui mon 44 est sidérée par tant de connerie! Je ne remercierai jamais assez des nanas comme toi ou Luciana qui m’ont permis de comprendre que ce qui compte c’est juste ce que tu as dans le crâne et le cœur..et que les mauvaises langues soient prévenues, le mouvement ne se passera pas de nous!

    1. merci pour ton commentaire qui ma rassure aussi sur la profondeur et l’importance de partager quelque soit la taille de nos vetements 🙂

  6. Je te remercie. Je fais quoi, un 34/46 ? Mon plus haut poids a été 52kg, dû à la prise d’un médicament, quand mon poids « normal » est de 47kg environ. Et ça ne m’a empeché d’avoir des complexes, de me trouver trop ceci ou pas assez cela. J’ai commencé à écrire un article à ce propos d’ailleurs, et même si tu m’as devancé, je finirais de l’écrire.
    Le BodyPositive c’est pour TOUS les corps. C’est pas le BigBodyPositive à ce que je sache…
    Alors merci pour ton article, merci de rendre visible tout ça.
    Je t’embrasse

    1. avec plaisir ma belle, je pense sincèrement qu’on est tous concerné, et que ce mouvement peut tous nous aider a nous aimer avec nos singularité 🙂

  7. Merci pour ce bel article!

    Vos mots savent rendre les gens heureux à tout le moins ils savent me rendre heureuse.

    Ça fait du baume au cœur et à la vie!

  8. Bonsoir Ely, je te suis depuis des années maintenant et j’aime bien ce que tu fais. C’est pourquoi je vais me permettre de donner mon point de vue.
    Ce qui révolte certaines personnes est le fait qu’on le body positive n’est pas seulement une histoire d’accepter son corps ou d’être complexé par ses formes. Mais ça concerne aussi les violences que peuvent endurer les personnes obèses, handicapés et racisés. Les violences du corps medicales qu’elles subissent par exemple. Ce sont des discriminations systémiques.
    Alors de ce point de vue, plus tu es mince plus tu es privilégiée par rapport aux discriminations que peuvent subir les gros et ça c’est induscutable. Et donc quand plus de mince parle du body positive sans mettre en évidence les discriminations que peuvent subir les moins privilégiées qu’elle, elle contribue à invisibiliser les autres.
    Et dans toute lutte politique contre les discriminations, invisibiliser des discriminés ou parler tout le temps à leur place n’avance la cause en rien.

    C’est très important que tout le monde s’aime et, grâce aux insta comme le tien je suis sûre que beaucoup de personnes arrivent à s’aimer un peu plus chaque jour. Mais le body positive ne se limite pas uniquement à ne pas s’aimer.
    Voilà ma contribution.

    1. merci Emmer, merci pour ton commentaire qui en effet va dans le sens de ce que j’ai compris avec l’écriture de cet article. Je crois que j’ai interprété la violence des mots comme une forme de discrimination, j’ai oublié que si on a tous besoins de saimer on a pas tous les meme problématiques profondes. EN effet entre accepter son corps et accéder aux soins, il y a un monde, et je prmoets d’en prendre toute la considération et de faire de mon mieux pour donner de la visibilité a ses personnes a mon tour, pour que lon oublie pas les problématiques plus militantes qui se cachent aussi derriere ce hastag.
      Ely

  9. Je ne vais te redire tout ce qui c est dit dans les commentaires ci dessus mais moi qui fait du 40 oui du 40 et pour certaines de mes collègues je suis mince et certaines m envie sois disant et d autres te regardent d un air bizarre quand tu oses mettre une robe et qu’ on voit tes mollets de rugbyman comme je les appeles
    Je pleure dans les cabines d essayage car certaines formes de mon corps ne me permettent pas de tout porter
    Je n aime pas me mette en maillot car je ne vois que mes défauts….et quand je te lis ça me donne une pêche de dingue et j ai envie de dire Merde a tous ceux qui me juge
    Ne t arrêtes surtout pas d écrire ces jolis textes qui touchent plus de 42 que de 36
    Merci à toi de nous donner de ton tps

    1. oh merci a toi d’avoir commenter et de me donner envie a donner encore de mon temps pour encourager d’autre femme a saimer 🙂

  10. Bravo pour cet article dans lequel beaucoup de personne se retrouve je pense. J’ai du mal avec ce concept de bodypositive car je pense que tout le monde dans sa vie à un jour ou l’autre un corps qui ne lui plaît pas et qu’il doit accepter! On parle d’un mouvement pour montrer qu’on doit accepter tout le monde, peu importe ça taille et son poids mais a t-on besoin de créer un mouvement pour ça. Le respect de chacun devrait suffir ou alors il faudrait créer des mouvement pour tout je trouve.
    Je suis de celle qui ont du mal à accepter de faire plus qu un 38, je suis de celle qui te trouvais plus belle quand tu faisais du 36 mais ça ne m’empêche pas de te trouver très belle dans ton 42 aussi. Je pense juste que les gens devraient être plus ouverts d’esprit et plus tolérants, cela aiderai à ce que chacun accepte son corps mais cela rendrai aussi ce monde bien meilleur…

    1. tu as tout dit, si dans le monde on pouvait accepter les différences, accepter les avis divergents, on se porterait tous mieux et le monde tournerait plus rond 🙂

      Ely

  11. Ely,
    Tu es géniale, oui géniale. Tu m’apprends à m’aimer dans mon 40, dans mon 38, avec ton 42. Je me rends compte que peu importe la taille, on peut être belle. Parce que tu es magnifique telle que tu es. Je regrette tellement de n’avoir pas su apprendre, à penser ainsi, avant.
    Avec toi, enfin, j’ai envie de me ré habiller, de prendre soin de moi. Merci pour tout ce que tu nous apportes, à nous, les femmes 36 au 56.

  12. Je te suis depuis un moment sur instagram, sans compte, du coup, je ne peux pas mettre de commentaires.Je ne sais pas quoi dire, à part MERCI. Depuis mon adolescence, je suis complexée, mal dans ma peau et dans mon corps. J’ai stabilisé à 62Kg pour 1,62, pulpeuse, avec des hancheset des seins. Le fameux corps en X qui serait le physique idéal, mais pas si facile à habiller, les vétements sont prévus pour des plus minces avec moins de seins…
    Bref, malgré mon petit 38, mon corps n’a as été souvent mon ami, je l’ai rarement regardé avec bienveillance.
    Et j’ai lu tes messages. Et j’apprends finalement à apprécier ce corps qui me permet de faire plein de choses, et qui, peut-être, n’est pas si vilain à regarder.
    Je suis la première à admirer ces personnes qui se sentent si bien avec elles-mêmes, quelque soit leur physique ou autre, mais je suis affligée de voir qu’on peut se revendiquer de ce mouvement et être à ce point sectaire! Quelle tristesse!
    Parce que même en faisant un 36, on peut ne pas être dans les canons de la mode, et en souffrir.
    Je ne peux pas m’empêcher de penser à Rossi Di Palma, qui n’a pas tout à fait le physique demandé dans les magazines. N’est elle pas un magnifique exemple de Bodypositive????
    Je répète, MERCI, tu as changé mon regard, et je sais que nous sommes nombreux comme ça

    1. MERCI a toi d’avoir pris le temps de m’écrire, savoir que j’aide d’utres filles donne du sens a tout ce que j’entreprent ici alors MERCI

      Ely

  13. Je te remercie pour ce texte lourd de sens pour moi comme beaucoup de tes posts sur instagram. Tu sais trouver les mots pour faire bouger les mentalités, ma mentalité.
    Il y a encore quelques mois, j’étais une fille perdue entre mes kilos en trop, mon manque de confiance en moi, mon habitude à toujours voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein quand il s’agissait de mon poids, de mon reflet dans le miroir. Pendant des années je me suis préoccupée de mon image, de ce chiffre sur la balance, de cette taille de pentalon, de ce que les autres pouvaient bien penser de moi en laissant des TCA envahir ma vie au détriment de ma santé. Et tu es passée par là. Grâce à quelques bonnes rencontres, de beaux comptes instagram, un déclic venu de nul part, et tes paroles, je me suis transformée. Tu as littéralement changer ma façon de me voir, de voir ma vie, et ma façon de la vivre. Un retournement de situation, une nouvelle vie qui commence en m’aimant pour ce que je suis. Être fière de moi, de mon parcours, de chaque jour qui passe, apprécier la vie et la vivre tel que je le souhaite… Tout cela c’est grâce à toi.
    Alors c’est loin d’être 100% réglé : au sport, le miroir me fait peur, j’appréhende le shopping parce que je ne trouve pas toujours ce que je souhaite à ma taille, mais petit à petit je l’accepte et apprends à vivre avec, avec sérénité et plein d’amour et de tolérance pour moi. Mille mercis pour tout ce que tu m’as apporté. Je pense sincèrement que tu m’as accompagné sur la bonne voie d’une vie heureuse !

  14. Merci pour cet article. Oui on peut faire un 40/42 et se sentir grosse et moche. Pourquoi, parce qu on nous impose un modèle de beauté, un corps. Pas de gras, pas de cellulite, des seins qui tiennent tout seuls, des jambes de déesse. Non une femme n est pas un mannequin, on a toute nos complexes, notre histoire. Moi j adore ce que tu écris, je me bats avec mon poids depuis l âge de 15 ans, g mis du 54, aujourd’hui je mets du 40/42 et je n accepte pas du tout ce corps. Je le torture à coup de régime ou d orgie. Bref, c une souffrance au quotidien. Grâce à toi on se sent mieux on culpabilise moins de ne pas être filiforme. G eu trois enfants et mon corps est déformé, comme me dit ma fille quand je lui dit que je dois maigrir, non tu es une maman tu es belle. Et ça ben ça n a pas de prix.
    Continue ton combat pour nous toute.

  15. Whahou…..
    Moi javais tout compris du bodypositive avec toi…j’ aime pas leur bopo à eux !!!@ j’ aime le tien car c’est celui sans limite et sans haine…
    j’aime te lire, jaime te suivre et tu as raison .
    Bize a toi

  16. Pour commencer merci d’envoyer autant d’ondes positives!
    Ensuite merci pour tous tes conseils dans l’acceptation de soi.
    Je te suis sur insta et je pense avoir lu tous les articles de ton blog mais je n’ai jamais osé commenté.
    Aujourd’hui si je le fais, c est parce que tu m aides enormement dans mon avancement personnel, dans mon acceptation…j fais un 38 mais pour autant je n ai jamais accepté mon corps (meme ds un 34 ou 42 d’ailleurs)…
    J’avais toujours cru que le body positive s’adressait a tout le monde sans exception! Je suis sur le c**!
    Malheureusement, je pense que nous sommes dans une société où les gens ont besoin de mettre des criteres bien particuliers,des étiquettes, des barrières…à croire qu’il ne peut exister un mouvement réunissant tous les Êtres! C’est bien dommage…
    En tous cas Ely UN GRAND MERCI !
    Je t’envoie plein d’energie positive

    1. oh merci a toi d’étre fidéles a mes fautes d’orthographes depuis si longtemps 🙂
      en effet il est dommage de sectoriser chaque chose, chaque personne, chaque mouvement alors qu’ensemble on a finalement telement plus d’impact 🙂

  17. Jolis mots sur tant de maux frustrants ou frustrés …
    Je fais une taille 38 , parfois 40 et même à certains 36 !
    La notion de taille m’énerve au plus au point car cela nous «  étiquette » sans nous aider à nous définir dans notre enveloppe qui évolue au fil de notre vie ! Et puis , merde , parfois on a la taille fine d’un 36 et les hanches d’un 40 et on se sent belle nue … Mais tenter la jupe en 38 est une hérésie qui nous boudine du bas et nous abandonne dans une poche béante à la taille … Il nous reste les vêtements à taille élastique en jersey , celles qui nous moulent et nous démoulent aux yeux des autres …
    Je positive malgré tout , car moi aussi je suis une bodypositive avec mon (36-38-40 ) car nous ne sommes pas qu’un corps … Il y a un cœur et une âme avec lesquelles, il convient de composer chaque jour …

  18. Merci Ely, J’ai été profondément touché par les commentaires sous le post de Luciana, touchée de lire que « le bodypositive c’est devenu un truc que les minces veulent encore s’approprier ». Je me suis battu des mois et des mois contre l’anorexie, alors oui aujourd’hui je fais un 34/36 mais je suis « guérie » et c’est ma morpho actuelle, je me suis battue des mois pour accepter mon corps et stopper les complexes. Alors je trouve ca triste d’entendre que c’est aujourd’hui facile d’être mince. Je pense qu’avec l’influence des réseaux, on est malheureusement beaucoup à chercher le corps parfait avec chacun notre propre définition de la perfection. Alors Merci, merci de nous rappeler que la perfection n’existe pas, qu’on a pas à être sectoriser : les minces/les grosses, et que finalement le plus important c’est d’être heureux dans notre corps et surtout en prendre soin pour qu’il nous porte le plus longtemps possible. Merci Ely, puisque bien que « guérie » de cette foutue maladie j’a encore besoin de motivation chaque jour, alors heureusement que ce mouvement existe et heureusement qu’il est portée par des nanas aussi sincère que toi, Luciana ou encore Valériane, pour ne citer que vous.

    1. il est important que chacun s’y retrouve, peu importa la taille ou le poids, le probleme n’est finalement pas dans notre cops mais dans la perceptio que nous avons de lui.
      Cela n’enlève rien au fait que la vie est plus diffcile pour des personnes obéses avec des problématiques différentes, mais le fond doit pouvoir tous nous réunir qulque soit notre taille de vetement 🙂

  19. Merci pour ces mots…qui sont toujours judicieux ! j’ai beau savoir que je ne suis clairement pas « médicalement » en surpoids il est pourtant très très difficile de s’accepter. Surtout quand tu évolues dans un monde où tout le monde est fit !!!

  20. Hmm, je navais aucune connaissance de ce débat, mais après très TRÈS rapide renseignements, j’ai l’impression que le plus gros problème réside dans le fait que le même mot est utilisé pour deux mouvements distincts. Celui «d’origine» étant, d’après ce que je comprends, militant pour faire accepter les corps dit «hors norme» (je vois des histoires édifiantes de femmes très en surpoids qui ne peuvent pas s’habiller ou meme se faire soigner correctement a cause de leur poids..). Je peux comprendre la cause de leur colère, quand tu essayes de faire entendre des problèmes aussi graves, et que certain(e)s te repondent qu’elles sont mal dans leur 38. Parce que, au moins, le 38 existe (tu existe donc au sein de notre société, tu es «acceptée») Ça ne change rien au fait qu’on ait le droit d’être complexé, et d’essayer de s’accepter, il me semble simplement que nos problèmes, sans les renier, sont un peu moins grave.
    C’est un peu (la comparaison est peut être pas top mais je me lance car je connais mieux ce combat), comme quand, en tant que feministe, j’essaye d’expliquer mes problèmes à un homme, qui me repond que, pour lui non plus, c’est pas tous les jours facile etc ….
    En tant que fille plutôt mince et complexée, je me vois mal mettre au même niveau ma cellulite du cul et le fait que certaines n’ont pas accès a des soins medicaux corrects ou a des habits a prix acceptable pour se vêtir en raison de leur poids.

    J’ai jamais osé commenté mais je suis complètement fan de ta manière de voir les choses, la vie, le monde. Il me semble juste que le terme «body positive» regroupe deux mouvements très différents, dont l’un a une portée politique et militante, qui se retrouve un peu «cachée» par celui que tu pratiques, bien qu’il soit tout aussi louable.

    J’espère avoir été claire, et pas trop chiante !

    1. tout à fait Fanny, tu as bien raison, finalement on se retrouve sous ce meme mouvement avec des problématiques tres différentes, quand je milite pour des problématique physique, sur le travail de l’acceptation et du regard des autres, d’autres elles cherchent a s’habiller, a avoir accés aux soins adaptés.

      EN fait je comprends a présent la profondeur de leur porpos, peut étre mal exprimé par un raz le bol, qui a provoqué une certaine animosité.
      Néanmoins tout ça m’a permis de m’ouvrir a toute l’étendus du mouvement et bien que j’ai déja une certaines largesse d’esprit (merci de le remarquer :)) j’ai déja en tete de nouvelle chose a mettre en place pour donner plus d’impact a cette partie militante du mouvement.

      Merci pour ton commentaire tres constructif et véridique 🙂
      ELy

  21. Bonjour Ely! Alors déjà merci ! merci pour tout, ton blog, ton insta, tes super posts. J ‘essaye de plus en plus d’aimer mon corps et de le traiter correctement, c’est vraiment pas facile mais à chaque fois que je te lis ça me remotive , alors j’essaye encore et encore , jusqu’au jour ou enfin j’y arriverai, quoi qu’il en soit je pense que grâce à toi j’ai déjà beaucoup évolué a ce niveau là, alors merci!

  22. Coucou
    A la lecture de ton article, j’en tire la conclusion que les personnes qui sectarisent le body positive et conditionnement l’appartenance à ce mouvement à des critères de taille et de poids sont celles qui ne s’acceptent pas. En effet, sous couvert du bopo, elles se voilent la face. Ce sont ces mêmes personnes qui renvoient l’idée reçue que c’est un mouvement créé par les personnes en surpoids pour pouvoir le rester. Quelque part, ne seraient elles point jalouses ou envieuses des personnes de toute morphologie (ou race ou âge. …) qui s’acceptent ?
    Ne change rien à ton état d’esprit.
    Tu déchires et ton parcours est admirable

  23. Hello Ely,

    Je te suis depuis quelques mois, je ne t’ai encore jamais écrit et ton article me donne envie de sauter le pas.
    Comme beaucoup d’autres sans doute, mon parcours est extrêmement proche du tiens… en terme de poids, de régimes, de parcours psychologique dans la façon de gérer tout ça…
    Je n’ai jamais vraiment été grosse, mais toujours un peu ou bien « ronde » selon les périodes. J’en ai subi les conséquences dès l’école primaire puis au collège, dans les disputes avec ma sœur, les remarques de mon père (« tu devrais faire du sport ma fille », « tu manges trop », etc), puis celles des garçons (« tu es tellement belle, c’est dommage tu serais une bombe avec quelques kilos en moins »…). Bref tout le monde m’a toujours fait culpabiliser de ces kilos et a voulu me faire croire que c’était un triste gâchis que je sois ronde…
    J’ai dépensé une énergie psychologique folle à me battre contre ma gourmandise, à me détester, a essayer de maigrir, à devenir une pro de la nutrition et de la diététique, à culpabiliser et j’en passe. À faire du sport pour maigrir alors que j’ai toujours détesté ça, a en faire pour les autres et pas pour mon propre plaisir. J’ai cru être anormale, déréglée, j’ai été voir un endoctrino qui m’a dirigée vers un bilan diététique en hôpital ou je n’ai eu aucune réponse.
    Aujourd’hui, fraîchement trentenaire, je commence à m’aimer comme je suis et à m’accepter. Je le dois en très grande partie à toi. Tu m’as énormément ouvert les yeux et tu as participé à débloquer beaucoup de choses chez moi en prenant conscience de la torture psychologique que je m’imposais pour quelques malheureux kilos… tu m’as fait découvrir Zermati et le bodypositive. J’ai commencé à comprendre qu’on pouvait être heureuse avec nos kilos en trop et que cela se jouait bien plus dans la tête que sur la balance. J’ai arrêté les régimes, je ne me pèse plus, j’écoute ma gourmandise sans culpabilité, je refais du sport pour moi, par plaisir, seulement quand j’en ai envie, j’ai pris quelques kilos que j’avais mis des années à perdre et j’ai retrouvé mon bon vieux 42 et je frôle même le 44 en toute insouciance. Je suis ronde je le serais toujours et cela ne m’empêche plus de me trouver belle et d’aimer mon corps.
    Donc mille merci à toi pour nous partager tout ça, ton combat, tes lutes, merci pour ta persévérance, ta générosité et ta sincérité. Merci de rassurer je ne sais combien de filles comme moi qui se sentaient mal dans leur peau, de nous apprendre à nous aimer et à nous accepter.
    En ça je considère que tu peux largement te revendiquer bodypositive. Je partage tellement ton avis sur la position batarde du 42… oui on est pas grosse, encore moins obèse, mais nous sommes malgré tout victime du fait d’avoir du gras (l’ennemie juré de notre société), de la cellulite, un bidon et j’en passe. Car non toutes les rondes ne sont pas gaulées comme Beyoncé et J-Lo.
    Bref pour dire que je partage ta tristesse quand à tout le dédain que tu as pu subir sur la légitimité à te revendiquer bodypositive…
    j’espère que mon témoignage parmi d’autre te rassurera et te montrera que tout ce que tu donnes a un réel impact sur de vraies personnes et aident des filles plus ou moins rondes à s’accepter !
    PS : tu es très loin d’être bête à mes yeux… tu as l’intelligence du cœur comme on dit, et à mes yeux de diplômée qui a fréquenté de nombreux pseudo intellos, lettrés et compagnie, cela vaut bien plus. C’est une intelligence humaine, pleine de valeur et de bon sens qui n’a strictement rien à envier à certaines personnes « brillantes » mais qui humainement sont à vomir de bêtise.
    PS2 : désolée pour le roman 🙂

    Belle continuation à toi !

    1. moi je te dirai MERCI pour ce roman, merci beaucoup pour ce partage et pour ce PS qui me va droit au coeur 🙂

  24. Super article ! Je fais un petit 34 et j’ai toujours été complexée, parce que trop petite, pas assez de poitrine, dos trop musclé…bref quelque soit le poids, on se trouve toujours des défauts sur lesquels faire une fixette. Ayant accouché il y a 3mois, je suis au top de l’amour pour mon corps ! C’est tout de même regrettable que même pour apprendre à s’aimer réellement, certaines mettent encore des normes. Moi je bave devant tes photos quand tu assumes ce que tu es intérieurement et extérieurement, je bave devant des photos d’autres femmes super fit qui font un 36 ou des femmes en 48 et qui sont fières d’elle…pour moi c’est ça le body positive. Et j’espère que du haut de mon honteux et trop petit pour ne pas m’aimer 34, un jour, j’arriverai à me dire que oui, je suis belle et que j’aime mon corps ! Tu en inspirés plus d’une comme moi, alors merci pour ça !

  25. Hello Ely, je ne prends pas assez le temps de venir te lire ici alors que je le fais tous les jours sur Instagram… Et si tu savais à quel point ce genre d’articles fait du bien à lire ! Nous les femmes (et voire même les hommes) avons toutes du mal à assumer notre corps. Parce qu’il est trop comme ceci, pas assez comme cela… Et pourtant nous sommes capables des pires vacheries envers les autres… Parce qu’au final, il est tellement difficile de s’accepter telle que l’on est, d’accepter l’autre tel qu’il est sans y projeter ses propres doutes et faiblesses…
    Alors merci !

    1. oh avec plaisir Margaux, en effet je pense quon est tous le « trop » ou le « pas assez » dun autre alors soyons nous c’est encore la seule certitude qui nous reste 🙂

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